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LA CYBERVIOLENCE « HAPPY SLAPPING" FORME DE VIOLENCE ENTRE ELEVES

September 6 2014, 08:07am

Posted by clgcreationv2

La cyberviolence est un acte agressif, intentionnel, perpétré par un individu ou un groupe de médias numériques à l'encontre d'une ou plusieurs victimes .

Elle peut se traduire par des phénomènes variés : photos publiées sans autorisation ou modifiées, « happy slapping », (acte de violence, filmé et diffusé), diffusion d'images à caractère pornographique, usurpation d'identité, violation de l'identité, menaces ou diffamation via l'usage de courriels, de SMS, de réseaux sociaux, de jeux en ligne...

Elle amplifie et prolonge des phénomènes comme la moquerie, la brimade, l'insulte, la discrimination, la violence physique..., voire exclusion du groupe pairs, élément essentiel de la société junévile, ou encore le harcèlement.

Ce type de violence a des conséquences diverses et provoque de la souffrance émotionnelle, un isolement social de la victime, des problèmes de santé psychosomatiques, un décrochage scolaire, de l'absentéisme, voire des actes suicidaires.

(Source : Guide de prévention de la cyberviolence entre élèves).

  • Le cyber harcèlement c'est quand l'auteur de violence

- publie des commentaires insultants ou des rumeurs sur « le mur » de la victime

- publie une photo humiliante, parfois truquée, sur son mur ou directement sur celui de la victime, et incite ses contacts à écrire des commentaires désobligeants

- crée un faux compte en usurpant le nom de la victime et publie des contenus inappropriés en son nom ( pornographie, racisme, insultes...)

- pirate le compte de la victime et publie des contenus inappropriés en son nom

( pornographie, racisme, insultes...)

- agresse physiquement la victime, enregistre la vidéo et la publie sur un réseau social

- publie des messages privés à la victime en la dévalorisant, la menaçant, lui faisant du chantage, pour la forcer à dire ou à faire ce qu'elle ne souhaite pas

- envoie des SMS blessants ou des menaces anonymes ou pas, à la victime

- appelle de manière insistante la victime, en masquant son numéro. Il peut l'insulter, la menacer ou ne rien dire mais appeler des dizaines de fois

- envoie par SMS une photo intime de la victime à ses amis...

(Source : Ministère de l'Education Nationale)

  • Je vous propose de prendre connaissance de ce guide en cliquant sur le lien ci-dessous :
  • Quant au « Spotted ou Repéré »

Le « spotted » est né dans les universités en 2012 et consiste, à « poster » une déclaration publique et anonyme sur un site « spotted » ouvert sous le nom de l'université afin de trouver une personne rencontrée sur le campus.

On repère les étudiant(e)s célibataires.

Alors ce phénomène, s'est vu progressivement élargi vers les lycées, les collèges avec des usages parfois détournés. (injures, diffamations, harcèlement …).

  • Les chiffres :

- 40 % des collégiens et des lycéens déclarent avoir été victimes de cyberviolence au moins une fois pendant l'année scolaire ( sms, réseaux sociaux...).

- 23 % d'entre eux, ont reçu des textos humiliants, insultants ou menaçants.

- 12 % ont été victimes d'usurpation d'identité.

- 6 % des élèves disent être agressés de façon répétée sur le net.

( Source : Les ados dans le cyberespace, prises de risque et cyberviolence. Blaya C ( 2013).bruxelles, De Bock.

  • Si vos enfants sont concernés !

Vous parents, vous disposez de moyens d'action, dans le cadre d'une réponse graduée et organisée de la façon suivante :

- Demande de retrait des propos litigieux auprès de l'auteur ( s'il est identifié) et/ou de l'administrateur de la page internet concernée.

- Signalement des propos litigieux auprès du fournisseur d'hébergement qui a l'obligation de retirer ces propos seulement s'ils sont manifestement illicites.

- Exercice d'un droit de réponse, sans préjudice des demandes de retrait déjà effectuées.

- En dernier lieu, saisine du juge judiciaire en référé pour demander le retrait des propos litigieux.

Les parents doivent être informés que la responsabilité civile ou pénale de l'auteur des infractions commises sur internet ne peut être engagée que par une plainte formée par la victime ou ses représentants.

  • Un lien d'écoute à visiter :

Plusieurs cartouches sont proposées :

- espace jeunes

- espace parents

- espace professionnel

-différents types de violence

- comment réagir ?

  • Un livre :
LA CYBERVIOLENCE « HAPPY SLAPPING"  FORME DE VIOLENCE ENTRE ELEVES

Cet ouvrage est une synthèse mondiale de la recherche sur la cyberviolence et le cyberbullying et, a pour objectif, de présenter une synthèse des connaissances sur la cyberviolence et le cyber harcèlement entre jeunes, c'est-à-dire la violence perpétrée par les moyens de communication électroniques tels que les téléphones portables et Internet au travers des blogs, forums, chats, réseaux sociaux, mails, messageries instantanées, etc.

Cyberbullying est une pratique d'harcèlement et d'intimidation par internet.

Extrait de l'introduction

(Source amazon.fr )
Le cyberespace est une des inventions majeures de notre époque. La notion de cyberespace a été inventée par l'auteur de science-fiction, William Gibson, dans son roman Neuromancien (1984)1. Pour Gibson, le cyberespace est une hallucination consensuelle vécue au quotidien par des milliers d'opérateurs, y compris les enfants. Il s'agit d'une représentation de constellations de données extraites des données des ordinateurs. Il s'agit d'un univers immatériel produit de l'intellect. Dans cet espace, les humains peuvent naviguer et se créer de nouvelles identités cybernétiques dans un jeu labile de mises en scène de soi dans l'interface avec les autres internautes, sans limite de temps ou d'espace. Les internautes jouissent de perspectives illimitées d'hyperlien en hyperlien, dans un monde continuellement réinventé. L'avènement du Web 2.0 et la création de 2nd Life en sont un exemple concret.

Cet espace de tous les possibles a contribué à l'émergence de nouveaux comportements et de nouvelles formes de relations entre les individus. Les modes de communication sont en évolution constante, suivant ainsi les progrès technologiques. Les jeunes se sont emparés de ces nouveaux moyens (blogs, réseaux sociaux, téléphonie mobile) dont ils sont les plus grands utilisateurs dans une démarche de communication interindividuelle, collective et constante. Ces évolutions inquiètent les adultes qui souvent méconnaissent ou maîtrisent mal ces outils et ont le sentiment de n'avoir aucune emprise sur la vie relationnelle de leurs enfants. Les nouvelles générations évoluent dans un univers numérique bien différent de celui qu'ont connu leurs aînés. Ils sont des «digital natives» ou «natifs numériques», c'est-à-dire qu'ils ont grandi en étant constamment exposés à la technologie et au numérique. Familiers des ordinateurs, d'Internet et des jeux vidéo, ils passent une grande partie de leur vie en ligne et le monde virtuel est une extension de leur vie réelle et non une entité à part comme c'est le cas pour bien des adultes (Steeves, 2005). Les possibilités de communication et d'appartenance à des réseaux sociaux tels que Facebook, Skyrock, MySpace, blogs, MSN se sont multipliées. Environ 60 % des adolescents pensent qu'il est important d'être en contact permanent avec ses amis et un sur deux a une boîte mails (Internet World Stats, 2008). En France, selon une enquête de l'UNAF (2008), 70 % des 10-18 ans utilisent MSN (UNAF, 2008) et 30 % affirment avoir plus de 50 contacts quotidiens. Plus de 90 % de la population utilisent la communication par mail avec 93 % des 16-24 ans. Pour la même tranche d'âge, 82 % sont présents sur des forums de discussion, des blogs ou des réseaux sociaux et 40 % effectuent des appels téléphoniques ou vidéo via Internet (Eurostat, 2010). Les sites sociaux sont le moyen de communication le plus utilisé dans le monde avec 60 % d'internautes et de mobinautes (Digital Life, 2010).

Si les évolutions mentionnées ci-dessus sont à maints niveaux extrêmement positives, il existe un côté sombre du cyberespace, celui de la violence entre les individus, qui s'exerce dans le monde traditionnel et prend parfois de nouvelles formes dans l'espace numérique.

  • Biographie de l'auteur

Catherine Blaya est présidente de l'Observatoire International de la Violence a l'Ecale, réseau de recherche international. Elle est professeure en sciences de l'éducation à l'Université de Nice Sophia Antipolis. Ses recherches portent sur des études comparatives quant aux problèmes de violence en milieu scolaire, la délinquance juvénile, le décrochage scolaire et la cyberviolence. Ses travaux sont connus tant en France qu'à l'étranger où elle enseigne et mène diverses collaborations. Elle dirige les recherches françaises dans le cadre du groupe Eu Kids Online d'Internet Sans Crainte et participe à de nombreux projets européens pour la prévention et l'intervention contre la cyberviolence et le cyber harcèlement.

LA CYBERVIOLENCE « HAPPY SLAPPING"  FORME DE VIOLENCE ENTRE ELEVES

Sources :

  • mes lectures – mes recherches
  • amazon.fr
  • Belle
  • eductation.gouv.fr
  • jeunesviolencesecoute.fr
  • dinosoria.com
LA CYBERVIOLENCE « HAPPY SLAPPING"  FORME DE VIOLENCE ENTRE ELEVES

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